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Liste des aliments riches en amidon résistant : lesquels privilégier

Bananes vertes, légumineuses, riz refroidi : la liste concrète des aliments riches en amidon résistant, et comment les intégrer sans effort.

Dans cet article
  1. Qu’est-ce que l’amidon résistant, concrètement
  2. Liste des aliments riches en amidon résistant
  3. Pourquoi le refroidissement change la donne
  4. Comment les intégrer sans bouleverser vos menus
  5. Les erreurs qui réduisent l’amidon résistant d’un plat
  6. Ce que je retiens, et ce que je ferais différemment
Liste des aliments riches en amidon résistant : lesquels privilégier
Photo Beyzaa Yurtkuran / Pexels

Le riz de la veille, sorti froid du frigo, vous a déjà semblé moins appétissant qu’un riz chaud. Et pourtant, c’est précisément ce passage au froid qui transforme une partie de son amidon en amidon résistant, cette fraction qui échappe à la digestion dans l’intestin grêle et file nourrir le microbiote. J’en parlais déjà à propos du l’intérêt d’un plat refroidi pour le microbiote, mais la question qui revient le plus dans mes messages, c’est : au-delà du riz et des pâtes, qu’est-ce qu’on met vraiment dans l’assiette ?

Voici donc la liste que j’utilise moi-même, classée par ce qu’elle apporte réellement, pas par effet de mode.

Qu’est-ce que l’amidon résistant, concrètement

L’amidon résistant est un type d’amidon qui n’est pas digéré dans l’estomac ni dans l’intestin grêle. Il arrive intact dans le côlon, où les bactéries le fermentent. Ce processus produit des acides gras à chaîne courte, dont le butyrate, qui nourrit directement les cellules de la paroi intestinale.

Il existe quatre types d’amidon résistant selon la littérature scientifique. Le type 3, celui qui se forme par rétrogradation après cuisson puis refroidissement, est le plus facile à provoquer chez soi, sans appareil ni poudre. C’est celui qui m’intéresse le plus dans une cuisine ordinaire.

Liste des aliments riches en amidon résistant

Certains aliments en contiennent naturellement, crus ou cuits chauds. D’autres n’en libèrent une quantité intéressante qu’après une étape précise. Je sépare les deux catégories, parce que les confondre fait rater l’objectif.

Naturellement riches : les bananes pas encore mûres (amidon résistant de type 2, qui disparaît presque totalement à maturité), les légumineuses cuites (lentilles, pois chiches, haricots rouges), l’avoine crue ou peu cuite, et les graines de plantain vert.

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Riches après cuisson puis refroidissement : le riz blanc ou complet, les pâtes, les pommes de terre, et dans une moindre mesure l’orge et le quinoa. Ce sont les aliments les plus faciles à intégrer dans un repas du soir qui sera consommé froid le lendemain.

Amidon résistant : une recherche discrète mais réelle

Environ 50 recherches par mois en France portent sur la liste des aliments riches en amidon résistant. Un volume modeste, qui reflète un intérêt encore nouveau pour une notion longtemps réservée aux études de nutrition.

Pourquoi le refroidissement change la donne

Quand vous cuisez du riz ou des pâtes, l’amidon gélatinise : les chaînes de glucides s’ouvrent et deviennent très digestibles. En refroidissant, une partie de ces chaînes se recompacte sous une forme différente, moins accessible aux enzymes digestives. C’est la rétrogradation.

Le détail qui compte : réchauffer légèrement un plat refroidi ne détruit pas tout l’amidon résistant formé. Une étude souvent citée montre qu’un riz cuit, refroidi 24 heures puis réchauffé, garde une bonne part de son amidon résistant. L’erreur classique, c’est de penser qu’il faut manger le plat glacé pour que ça fonctionne. Faux : réchauffé une fois, il reste efficace.

Comment les intégrer sans bouleverser vos menus

Pas besoin de refaire toute votre organisation. Cuisinez vos féculents la veille ou l’avant-veille, laissez-les refroidir au réfrigérateur pendant au moins 12 heures, puis servez-les froids en salade ou réchauffés en accompagnement.

Ce dossier peut aider un proche ?

Pour les repas de semaine, je conseille souvent de cuire une grande quantité de riz ou de lentilles le dimanche, puis de la répartir sur plusieurs jours. C’est exactement l’esprit des recettes économiques pour une semaine : un seul temps de cuisson, plusieurs usages.

Les bananes vertes se mangent crues en petites tranches, ou mixées dans un smoothie si leur texture ferme vous rebute. L’avoine crue, elle, se glisse dans un porridge préparé la nuit précédente et consommé froid au matin.

Les erreurs qui réduisent l’amidon résistant d’un plat

Première erreur : réchauffer à très haute température, longtemps. Un passage rapide au micro-ondes abîme moins l’amidon résistant qu’une cuisson prolongée à la poêle.

Deuxième erreur : attendre que la banane soit bien mûre et tachetée pour la consommer dans cet objectif. Plus elle mûrit, plus son amidon résistant se transforme en sucres simples. Il faut la manger encore verte, presque dure.

Troisième erreur, plus discrète : jeter l’eau de cuisson des légumineuses en pensant qu’elle ne contient rien d’utile. Elle garde une partie des fibres solubles, utiles elles aussi au microbiote, même si elles ne sont pas de l’amidon résistant au sens strict.

Ce que je retiens, et ce que je ferais différemment

Je ne changerais pas toute mon alimentation pour ça. L’amidon résistant est un complément utile, pas un remède miracle, et aucune étude sérieuse ne le présente autrement. Mais glisser deux ou trois portions de féculents refroidis par semaine dans vos menus, sans effort particulier, reste une habitude facile à tenir.

Riz froid préparé en salade sur un plan de travail de cuisine

Si vous cuisinez déjà en mode cuisine économe, c’est-à-dire en lots et à l’avance, vous avez probablement déjà les bons réflexes sans le savoir. La chose à faire cette semaine : gardez vos restes de riz ou de pâtes une nuit de plus au frigo avant de les manger, au lieu de les réchauffer le soir même.

Faut-il manger le plat froid, ou peut-on le réchauffer ?

Vous pouvez le réchauffer une fois, modérément. L’amidon résistant formé pendant le refroidissement ne disparaît pas totalement à la chaleur douce.

Combien de temps faut-il laisser refroidir un plat ?

Au moins 12 heures au réfrigérateur. C’est le temps que prend la rétrogradation de l’amidon pour se produire de façon notable.

Et vous, qu’en pensez-vous à propos de liste des aliments riches en amidon résistant : lesquels privilégier ?

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Camille Bertrand
Écrit par

Camille Bertrand

Journaliste · Maison, santé, voyages

Camille Bertrand écrit sur la maison, la santé au quotidien et les voyages. Elle s'appuie sur les recommandations officielles et les tests publiés, et précise toujours la date de ses sources.

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